lundi 5 novembre 2012

Repartis pour un tour

ça y est !!! J'ai récupéré mon Chouchou pour la presque dernière fois à l'aéroport de Quito ! Notre premier week-end de ces dernières vacances ici nous amène sur la côte que Tristan ne connaît pas. Malgré mon avis défavorable car la côte équatorienne n'est pas le plus intéressant : soleil pas toujours au rendez-vous, des plages pas incroyables mais bon, on a pris la voiture et on est parti ! Quelques photos tout de même :







mais le plus intéressant est à venir : une escapade en forêt équatorienne et enfin une parenthèse enchantée au royaume des animaux : les GALAPAGOS !!


Balade 1 : de Quito à la forêt tropicale en passant par Tena

Balade 1 : la forêt équatorienne. Nous avons choisi d'aller au point d'accès le plus proche de Quito c'est-à-dire du côté de Tena. J'étais à la recherche d'un lodge cabane sympa quand j'ai trouvé un truc au top mais qui a annulé au dernier moment parce qu'ils ont été victimes d'un incendie ! Nous nous sommes donc tournés vers Suchipakari qui nous offrait une chambre en forêt ainsi que quelques activités.

Nous avons donc pris le bus jusqu'à Tena où nous avons immédiatement à la sortie du bus senti l'atmosphère changeante et tropicale de la forêt toute proche ! Température douce en soirée, humidité et donc quelques moustiques pour nous accompagner mais nous sommes ravis d'y être. Le lendemain c'est un pick-up qui vient nous prendre à l'hôtel pour nous amener au lodge, nous passons près de Misahualli et remarquons que la pluie a largement mouillé la piste et les cours d'eau sont quelque peu gonflés à tel point que le pick-up s'arrête et que le chauffeur nous indique qu'il faut terminer à pied !

Un petit cours d'eau à traverser sur un rondin de bois humide, il n'en fallait pas tant pour que je finisse dans les flots ! Plus de peur que de mal, mon Chouchou me sauve et n'auront souffert que mon téléphone (impossible à réanimer) et le passeport de Tristan mais c'est bon. On atteint nos cabanes un peu trempés mais on se défait rapido de nos vêtements pour profiter du cadre, d'un thé : on se sent bien, loin de l'agitation citadine.

Entre autres activités qui nous attendront : une descente de rivière en bouée, une bonne balade en pirogue sur le Rio Napo pour faire connaissance de la vie locale, la visite aussi d'un refuge pour animaux bref, de quoi s'occuper !


Compagnons de chambrée

Grande cabane qui abrite le bar du lodge

En route pour la descente en bouée
 


Jour 2 : première partie à pied pour trouver notre pirogue

Rio Napo



Dans le refuge nous faisons connaissance avec quelques animaux du coin !







Découverte de la flore : ici, une graine qui permet de teindre les tissus ou encore de...




se maquiller


Découverte des usages locaux : la sarbacane




Session pêche
Visite d'un atelier de sculpteur sur basalt

Visite d'un atelier de poterie









Fin de la journée : retour en pirogue sur le Rio Napo


Pour notre dernière matinée dans la forêt, on joue les orpailleurs. Trouvera-t-on quelques poussières d'or ?


  
Et oui ! à force de patience, Chouchou a réussi, un demi-gramme d'or en paillettes !



Dernier cliché à l'arrière du pick-up, nous retournons à Tena pour attraper un bus pour Quito mais nous n'irons pas jusqu'à Quito...

mercredi 31 octobre 2012

Derniers cours

Bientôt un an après, je retrouve le chemin du blog, c'est-à-dire le clavier et surtout du temps pour terminer mon histoire. Oui, il faut fermer le chapitre avant d'en démarrer un autre... dont je vous donnerai le titre un de ces jours ;-)

En attendant, voici le résumé des derniers instant passés à l'UEMPE avant l'arrivée finale de Chouchou pour nos dernières aventures ici.

Il y a donc eu pour patienter, une nouvelle tentative d'ascension du Pasochoa, le volcan voisin mais ascension manquée pour cause de chemin endommagé par les pluies donc balade en campagne avec Santiago et François.






Puis, le temps de mon dernier cours à l'UEMPE et de mon grand barbecue de départ, miam ! Une petite cérémonie, j'ai eu droit à des cadeaux : une belle statuette de soldat du maintien de la paix et un diplôme de remerciement en lettres dorées !









Et une dernière activité, histoire de m'occuper l'esprit en attendant Chouchou, un atelier "tamales" :

D'abord, moudre le maïs

Et laver les feuilles dans lesquelles vont cuire les petits chaussons

Une fois le maïs prêt, on en fait une grande préparation avec de la viande, des petits pois


Puis, on en prend un peu et on met la prépa dans la feuille


On referme en pliant puis


On met à cuire dans une grande marmite et...

enfin on déguste !

Vite, vite, Chouchou arrive, je file à l'aéroport ! à temps mais juste, juste !


jeudi 20 octobre 2011

ça sent la fin...

Bah oui, un mois que je n'ai pas écrit mais vous aurez compris que la fin du stage approche et ça veut dire évaluations et mémoire à terminer absolument car Chouchou revient le 29 donc... dans 8 jours !

Pour vous faire patienter en attendant le récit de nos dernières expéditions dans la forêt amazonienne et sur les îles Galapagos, je vous propose une visite rapide à la Capilla del Hombre, le musée qui abrite les œuvres gigantesques de Guayasamin, un des peintres équatoriens les plus célèbres de ce siècle.

La Capilla del Hombre (Chapelle de l'homme) se trouve dans le quartier de Bellavista à Quito, il est sur les hauteurs d'où son nom de "bellevue" car il jouit d'un panorama sympathique sur le volcan Pichincha.



La visite commence par la coupole de cette chapelle inédite. L’œuvre incomplète qui y est présentée est "Potosi" en référence à la ville bolivienne qui fut un puissance économique il y a quelques siècles à cause des mines d'argent de son cerro rico. Malheureusement, les Espagnols y envoyaient par millions des esclaves mourir pour s'enrichir, eux. La coupole en niveaux de gris, noirs et blancs avec un orifice en son sommet présente donc les hommes prisonniers qui tentent de s'échapper et de rejoindre la lumière, la vie. Impressionnant.



La visite se poursuit avec différents tableaux dont une suite de portraits inspirés des visages qu'a pu croiser le peintre lors de son périple latinoaméricain. De la tristesse à l'espérance en passant par la colère, c'est une suite de 19 aquarelles je crois. Ma préférence va à l'espérance.

 Plus loin, la famille.


 Ou encore les mutilés, un ensemble de six toiles que Guayasamin a mis un an à peindre mais 7 ans à concevoir. De fait, chaque partie peut être déplacée tel un casse-tête et qu'importe la combinaison, il y aura toujours des connexions ou dans les formes ou dans les couleurs, incroyables, non ?


Plus loin, l'oeuvre intitulée Lidice rend hommage aux morts de cette ville d'ex-Tchécoslovaquie qu'ont bombardée les nazis. C'est un peu son "Guernica" à lui (tableau de Picasso représentant le bombardement franquiste de ce village espagnol éponyme).


 A côté, une oeuvre célèbre de l'artiste alliant le bleu et le jaune, "Mestizaje". Tel un enfant qui se réveille, il représente la nation latinoaméricaine qui sort du joug de la colonisation espagnole (les 500 ans).


La visite se poursuit, Guayasamin était fasciné par le volcan Pichincha voisin et le peignit des centaines de fois de manières très différentes.




A l'étage inférieur, une oeuvre de 30 mètres sur 3 que l'on pouvait apercevoir d'en haut représente la mort du taureau (symbole de l'Espagne) sous les griffes du condor, symbole des Andes.



Plus loin, des oeuvres célèbres et fortes de Guayasamin nous sont présentées : la tendresse et "lagrimas de sangre", larmes de sang, oeuvre qu'il créa en 1973 lors du coup d'Etat de Pinochet au Chili. En effet, trois hommes forts moururent alors Salvador Allende, Pablo Neruda et Victor Jarra. Guayasamin leur rend ici hommage.





Enfin, le tour s'achève avec la galerie photos où on découvre que F. Mitterand est passé par là ainsi que Caroline de Monaco, si si, qui est venu en personne pour que Guayasamin lui fasse son portrait !

Détour final par la boutique, des reproductions et des cartes postales en souvenir, la balade fut bien intéressante !

Des bisous à vous tous, bon week-end !