dimanche 10 avril 2011

Mitad del mundo

ça y est, pour le symbole, on l'a fait !

Avec les parents fraîchement débarqués de la veille après un long périple via Madrid et Bogota, nous avons pu aujourd'hui grâce à la compagnie de Darwin poser nos pieds de chaque côté de la ligne symbolique de l'Équateur.

Un début de journée agréable, des rayons de soleil et nous voici partis en voiture avec Darwin direction le nord de Quito, après le village de Pomasqui, "la mitad del mundo", là où passerait la ligne imaginaire de l'équateur.

C'est une des étapes typiques du parcours touristique en Équateur, les premières photos histoire de se rendre compte d'où l'on est donc on n'a pas manqué l'occasion et on a fait tout plein de photos.


Petite visite du musée ethnographique et petit détour pour comprendre l'influence de la gravité (dédicace à Tristan et à la physique) : faire tenir un œuf en équilibre ou bien se peser et se rendre compte qu'on a perdu 5 livres.

12h30 : spectacle folklorique et sa musique.





Un petit cuy grillé ? (NB : c'est une sorte de cochon d'inde !)


C'est bon, on a fait le tour ? Poursuivons notre tour, direction Quito et son centre historique. Pour en prendre pleine mesure, une vue d'ensemble d'abord à partir du Panecillo. Rappelez-vous, j'y étais déjà montée de nuit avec Jeanne il y a peu. Nous y revoilà donc, de jour et entre les gouttes.

Dans le centre, rapide tour de la Plaza Grande et direction le resto. A l'honneur : le maïs. D'abord en guise de mises en bouche : maïs toasté version salée ou sucrée puis... Approuvée par tous : la chicha. Une boisson à base de maïs fermenté. "ça picote un peu au départ mais ensuite, c'est doux, c'est bon" dixit Maman.

Après le repas, nous retournons nous dégourdir les jambes du côté de la Plaza San Francisco. Et là, cachés sous un porche, ça sifflote... Et on nous suit. Heureusement qu'on est un peu alertes des choses, Darwin nous confirme : des voleurs qui avaient repéré des proies potentielles en nos aimables personnes de touristes. Ils filent chercher deux copains et nous suivent. Nous toujours alertes, ils finissent par prendre de la distance. Darwin nous confie qu'il leur a fait sa tête de méchant militaire. Tout va donc bien, on reprend la voiture et on peut rentrer à la résidence, fatigués quand même.

Première journée de touristes ok donc, et une leçon à tirer : on reste des touristes, on ne passe pas inaperçus donc ouvrons l'œil. Mine de rien, ça a permis aux parents de réaliser et d'approuver le programme que je leur ai concocté loin des villes et en phase avec la nature.

Mission de demain lundi 12 : récupérer une voiture de location et préparer leur expédition de la semaine, à l'assaut (non, faut pas exagérer quand même)... à la rencontre des volcans de la sierra !

samedi 9 avril 2011

La riposte

Bon, ça fait l'actu ici car il y a quand même tout plein d'enjeux de coopération et que l'Equateur a plustôt intérêt de rester en bons termes s'ils veulent des sous...

L'article ici.

Bonne fin de semaine :-)

vendredi 8 avril 2011

Pour vous faire envie

Sur le site géo.fr, un petit reportage qui vaut le coup :





 Si tout se passe bien, les prochains à voir la laguna de Quilotoa, ce seront les parents qui débarquent demain ;-)


Bon voyage à eux !

mardi 5 avril 2011

Info du jour

Parce qu'on en parlait au déjeuner, je fais suivre l'info :

"Après les révélations de WikiLeaks, l'ambassadrice des Etats-Unis en Equateur renvoyée"


à lire sur Le Monde du 5 avril 2011.

Back in business

Après quatre semaines d'intermède, me voilà de retour pour vous raconter la reprise.

Un long, long voyage qui sur la fin entre Guayaquil et Quito m'a tout de même permis d'admirer l'avenue des volcans du ciel et donc d'apercevoir le petit bout de deux d'entre eux. Aux alentours d'Ambato, perçant la couche de nuages : serait-ce donc le Chimborazo, le volcan le plus haut d'Equateur avec un point culminant à 6 310m, sans doute et l'autre et bien, je ne sais trop mais les voir sortir leur bout du cône, ça le fait !

Le Cotopaxi

 Arrivée à l'aéroport de Quito, visa, récupérer les sacs dont un énooooorme de 24 kg et le second de 16... Le retour en novembre avec seulement 32 kg pris en charge risque d'être difficile à moins que des bonnes âmes récupèrent des trucs avant et me les ramènent ;-) Et pour le comité d'accueil, non pas Freddy comme vous aimeriez tous le lire mais Hugo. En effet, Freddy était encore dans le sud du pays à profiter de sa famille car il part en mission pour Haïti au matin du 18 avril, tout bientôt donc.

Hugo est venu me chercher avec la voiture de son frère et une fois dedans, garé n'importe comment sur une voie de taxis, impossible de partir... Alarme bloquée, coupe-moteur activé. Donc, on est resté là, patiemment, la police est venue nous dire bonjour et il a appelé plusieurs fois l'assistance et enfin, après 30 minutes environ, on a pu repartir, le bordel.

Les bouchons et il me dépose à la résidence, je retrouve mes pénates équatoriennes, rien n'a changé si ce n'est que les cours ont désormais démarré et que le campus est un peu plus animé. Rangement des sacs, se réorganiser et se remettre dans le bain en somme. Constater que le réseau de l'université m'a coupé l'accès à de nombreux sites web dont facebook, impossible de lire les vidéos ou même d'écouter la radio. Moi qui suis une inconditionnelle d'Europe 1, ça m'embête un peu. Pour facebook et le téléchargement, je me dis que ça peut être une thérapie pour décrocher de facebook, pour regarder toutes les séries et films qui encombrent mon disque dur mais surtout pour me remettre à la lecture ! A voir si après le mail envoyé aux services web, je peux récupérer quelques accès.

Et donc, le décalage horaire se fait plus nettement sentir en ce retour. Il faut dire que le Amsterdam-Bonaire (antilles hollandaises) s'est fait sans souci, c'est-à-dire gros dodo mais quand à 3 heures du matin heure local, il fait 30° dehors et qu'on vous fait descendre de l'avion pour vous faire remonter une heure après, bah ça réveille et c'est nettement plus compliqué de se rendormir (même pour moi la marmotte). Nous remontons donc et direction Guayaquil puis Quito, ce trajet effectué au hublot à droite (31J pour ceux que ça intéresserait) m'a permis de voir les volcans, ce dont je vous parlais plus tôt.

Je lutte donc en cette fin de journée, heure équatorienne 17h (heure française 24h : avec le changement d'heure c'est désormais -7h pour moi), pour ne pas aller me coucher trop tôt et essayer de me recaler... jusqu'au moment où je ne tiens plus, le dos en compote et l'envie trop grande de me glisser sous la couette avec la bouillotte et de fermer les yeux...

C'est bon, je suis bel et bien de retour !

Résumé de la semaine 2

Et voilà la semaine s'achève bien vite quand on travaille enfin.
Les cours du matin sont lancés après quelques balbutiements au départ mais me voilà avec un groupe de 8-9 militaires. La majorité est constituée de techniciens équatoriens qui opèrent, travaillent, réparent,entretiennent les hélicoptères de fabrication française, les Pumas et Gazelles. S'ajoutent à eux deux officiers de l'UEMPE dont mon désormais célèbre chaperon, Freddy. La marge de progression devrait être rapide sachant que le groupe est de niveau faux débutant, ils ont ou déjà suivi des cours de niveau débutant en alliance française ou bien des cours de français technique; ils font donc preuve d'une sensibilité déjà révélée pour la langue de Molière.

Quant au groupe de l'après-midi, les cours n'ont pas encore commencé car la liste des participants tard à se fixer et comme il s'agira d'un niveau débutant complet. On aimerait commencer avec tous et ne laisser personne sur le carreau. Mais la rentrée ne saurait trop tarder.

lundi 28 février 2011

Faux départ...

En ce dimanche soir, je peaufine mes présentations et mon plan de cours pour ce premier jour de classe à l'UEMPE tandis qu'au dehors la belle journée laisse place à l'orage non sans me régaler d'un ciel d'incendie. Sans rire, quand j'ai tourné la tête, j'ai été inquiète une seconde... Faut dire que je me trouve sur ce que l'on nomme ici l'avenue des volcans et que le Cotopaxi, pas si loin, à 28 km, m'avait fait l'honneur d'un clin d'œil le samedi me rappelant la grandeur majestueuse de la nature ! (Bientôt une photo de la bête... histoire de se donner du courage pour l'éventuelle ascension avec Chouchou, 5897 m)

Photo du Cotopaxi (tirée du web en attendant la mienne)


Donc, lundi matin, quasi prête, on vient me chercher, en route pour l'UEMPE et l'officiel de service, le major Muños, m'informe que se tiendra une cérémonie... "ah bon ? Pourquoi?" Cérémonie de remise du pin's de fin de cours pour les relations et communications sociales et début des cours de formation au maintien de la paix et du cours de français... Oh surprise! Et donc... pas de cours ce matin, aaah. Et là, en entrant dans le bâtiment, je rencontre un autre officiel de l'aviation qui m'amène ses gars... Moi : "Ah bon ? "2 fois aujourd'hui, c'est la journée des surprises, j'adore! Ok, et alors ? Et bien, y'en a 4 qui viennent le matin et 4 l'après-midi, ok et vous avez décidé ça comment ? On nous a dit...

Bon bah c'est organisé tout ça, personne ne dit la même chose et dans l'histoire, je suis paumée. J'essaie d'y voir clair car alors qu'on m'avait annoncé des débutants complets, mes chers techniciens d'hélico ont déjà quelques rudiments de français (cours en AF ou cours techniques). J'essaye de démêler les choses, je leur fais passer un test que j'avais prévu dans ma besace pour me rendre compte de l'état des choses puis on convient de se retrouver à 14h pour un petit entretien.

11h30, il nous faut sortir pour THE cérémonie. Je retrouve Freddy tout pimpant dans son uniforme parce qu'il sortait d'une entrevue avec un général. Il est tout aussi surpris que moi par cette cérémonie. Nous sommes conviés à nous asseoir à la tribune officielle et là, j'avais croisé mon directeur juste avant, je suis contente car j'avais décidé de marquer le coup pour le premier cours et j'avais donc ressorti le pantalon noir + haut noir + veste noire = total look black, un classique de chez classique mais heureusement que l'idée m'est passée par la tête avec leur truc de cérémonie... sans quoi, je me serai pointée en jean + baskets + sweet = HONTE totale dans la tribune derrière les différents grands chefs. Bref, j'ai eu droit à la remarque par tous tellement ils n'étaient pas habitués à me voir comme ça.

Nous prenons place et là, oui, spéciale dédicace à toutes celles qui l'ont demandée... la photo avec Freddy ! Et oui, tant qu'à faire aujourd'hui, on était sur notre 31 donc on a profité de l'occasion.



Les différents corps prennent place sur le champ de Mars (et oui, jargon), les officiels font leur entrée au pas sur la musique de circonstance. Le protocole est respecté, je salue d'une petite poignée de main et me lève quand un "grand" arrive même si Freddy m'avait justement confié que les femmes étaient dispensées et que la coutume était qu'elles restent assises. Moi, je trouve ça limite donc, je me lève et présente mes respects comme les hommes. La cérémonie démarre et du coup, heureusement qu'ils sont venus, les 7 de l'aviation représente le groupe du cours de français : ce sont les miens !

8ème promotion pour la formation de Peacekeepers

Remise de l'insigne (j'ai retrouvé le nom en écrivant, c'est mieux que pin's tout de même), salutations, discours et remerciements. Les officiels se saluent, claquent du talon et du chapeau, armes à l'épaule etc. Quelques membres de famille assistent aussi. Quand il faut épingler l'insigne, les officiels militaires de la tribune sont sollicités pour descendre et donc... Priscilla, toute seule, civile, reste là à regarder comment ça se passe. Enfin, l'hymne national, main sur le cœur, le regard devant, et TOUT LE MONDE connaît les paroles. Je me renseigne et vous donne les infos sur l'histoire de l'hymne tant qu'à faire.

La cérémonie se clôt sur l'invitation à rejoindre le salle à manger des officiers pour petits fours, toasts, discours et... groupe de musique ! Imaginez, on est lundi, 13h, la semaine commence bien et des officiels de me dire que c'est pour inaugurer la semaine de carnaval qui a lieu ce week-end ! Le groupe joue de la salsa et invite la foule à danser... Je vois le coup qu'on me regarde : oh mais Priscilla, va falloir danser, faudra apprendre ! Oui, oui, à un autre moment si vous voulez mais on ne va pas chercher à se ridiculiser le premier jour de classe quand même ! Sauvée par le gong, il est 14h, je prends la poudre d'escampette et file retrouver mes gars de l'aviation.

On fait un point ensemble et avec le capitaine Hugo, chef administratif de l'UEMPE, ce qu'on va faire c'est que vous, parce que vous connaissez déjà quelques trucs, qu'il faut certes rafraîchir, vous allez venir le matin et ainsi constituer le groupe de faux débutants et les autres qui ne savent rien, viennent l'après-midi. C'est bon, tout le monde a suivi ? Oui ? Ok, donc à demain, 11h et ne vous inquiétez pas, ça va aller. Pourquoi leur mine défait ? Ils avaient été sonnés par le test, un bon coup de pression, ils ont compris que c'était moi le boss, lol.

Rompez, il est 15h, je me remets donc à mon bureau, le nez dans le premier cours qui aura finalement lieu demain mardi. Quelques réajustements à apporter mais au final, ce premier contact a permis de cibler les profils et de réajuster le tir.

La suite demain donc... Désolée mais la journée a néanmoins été riche, non ?
Vous avez eu droit à une photo de Freddy...

Merci à tous pour votre soutien et vos petits mots !
Et encore un "Feliz cumpleaños" à Anne-Laure, ma parigotte préférée ! Bises !